01 Jul
Posted by: admin in: Santé Actualités
PARIS - La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a présenté mardi la liste de 217 médicaments, notamment des antalgiques, désormais vendus en libre service dans les pharmacies afin de "proposer des produits au meilleur prix" aux patients.
Cette mesure, entrée en vigueur mardi, doit permettre "de réhabiliter et d’étendre le conseil pharmaceutique" lors de l’achat, mais également d’instaurer "de meilleurs prix pour être dans une démarche d’amélioration du pouvoir d’achat" des Français, a expliqué Mme Bachelot.
"La liste déterminée par l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a été établie sur des critères strictement scientifiques et techniques", a précisé la ministre de la Santé. Cette liste comprend 217 médicaments, dont 19 homéopathiques et 12 à base de plante, principalement pour l’automédication en cas de rhume, de douleur ou d’herpès.
Ne sont pas concernés les médicaments remboursables, ceux qui présentaient des contre-indications majeures ou des médicaments pédiatriques.
Cette mesure, dont le décret d’application est publié ce mardi, est "une démarche expérimentale" qui fera "l’objet d’une évaluation extrêmement fine", a précisé Mme Bachelot. Et ce, "avant toute extension de la liste des produits autorisés".
De plus, placer ces médicaments en libre service "est une démarche volontaire: aucun pharmacien n’est obligé de mettre les médicaments devant le comptoir", a-t-elle assuré.
La ministre de la Santé a annoncé la création d’"un observatoire des prix qui vérifiera que cette démarche s’inscrit bien dans une démarche d’augmentation du pouvoir d’achat des Français". "Persuadée" que cette mesure ira vers une baisse des prix, Roselyne Bachelot a souhaité que "l’ensemble des acteurs de la chaîne d’achats soient conscients du rôle à jouer dans la priorité qu’est le pouvoir d’achat".
"Avec la présentation et l’affichage des prix", le client "pourra comparer" et faire "jouer la libre concurrence", a analysé Mme Bachelot.
Le directeur général de la Santé Didier Houssin considère que cette mesure "va dans le sens d’une simplification et une responsabilisation des gens", mais "ne transige pas sur la sécurité sanitaire et reste dans un cadre très strict".
Cependant le médicament n’étant "pas un produit comme les autres", la ministre de la Santé, pharmacienne de formation, s’est déclarée "absolument contre la vente des médicaments en grande surface".
Le Parti socialiste a de son côté qualifié cette mesure de "fausse bonne idée", jugeant que "rien ne garantit que les prix des médicaments vont effectivement baisser". "Il ne faudrait pas que le libre accès à des médicaments soit les prémices de la fin du monopole des pharmaciens au bénéfice des grandes surfaces", relève le PS. AP
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