NANTERRE (AFP) - La résidente de Gennevilliers qui semblait présenter des symptômes du virus Chikungunya n’a pas été infectée par ce virus, ont indiqué vendredi la préfecture des Hauts-de-Seine et l’Institut Pasteur, en charge des analyses.

Le Centre National de Référence des Arbovirus (CNR) de l’Institut Pasteur avait été chargé de réaliser des analyses approfondies après qu’un médecin eut affirmé que la jeune femme avait attrapé le chikungunya.

Selon le CNR, “les résultats sont négatifs pour l’infection, il n’y a pas d’anticorps pour ce virus dans les échantillons biologiques étudiés”.

Le CNR a étudié des prélèvements datant du 7 juillet, et aussi, pour confirmation, du 24 juillet. Les résultats sont “négatifs dans les deux cas de façon identique”, a indiqué à l’AFP le Dr Philippe Despres, du CNRP.

Suite à une information publiée par plusieurs médias, la Direction générale de la santé (DGS) avait parlé mardi de cas “possible mais non confirmé” de chikungunya, soulignant une symptomatologie “non typique” et une sérologie douteuse”.

Le ministère de la Santé avait rappelé que l’an dernier, 40 cas avaient été suspectés, tous dans le sud de la France et tous d’importation, et que 8 cas avaient été confirmés.

Le chikungunya est une maladie due à un virus qui se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire du moustique Aedes albopictus. Ce moustique, qui n’est qu’un vecteur, prélève le virus sur une personne infectée, et après un délai d’incubation de l’ordre de quelques jours, peut le transmettre à une personne saine, à l’occasion d’une autre piqûre.