PARIS - A quelques jours de la présentation de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires", Roselyne Bachelot promet qu’il n’y aura pas de fermeture d’hôpital pour raisons budgétaires.
"Je ne fermerai aucun établissement", déclare la ministre de la Santé dans un entretien au "Journal du dimanche". "Lorsque je prends la décision de reconvertir un plateau technique, c’est parce que la qualité des soins et la sécurité des patients sont menacées".
Roselyne Bachelot affirme qu’il n’y a "pas de rationnement budgétaire". Elle en veut notamment pour preuve "le plan Hôpital 2012, qui va injecter 10 milliards d’euros de crédits sur quatre ans pour moderniser les établissements".
La ministre de la Santé considère que les hôpitaux peuvent "gérer mieux". Les établissements déficitaires ne reçoivent donc des aides que s’ils signent un "contrat de retour à l’équilibre". "Je dis aux hôpitaux que je les aiderai, mais à condition qu’ils fassent eux-mêmes des efforts", résume-t-elle.
Par ailleurs, Roselyne Bachelot estime que les chirurgiens libéraux n’ont pas de motif de faire grève car leur liberté tarifaire n’est pas remise en cause. Elle entend poursuivre sa réforme qui vise à créer un "secteur optionnel" où des chirurgiens "volontaires" pratiqueraient 30% des actes au tarif de la Sécu et le reste avec des dépassements d’honoraires limités à 50%.
"Ce qui compte pour moi, ce sont les patients", clame la ministre de la Santé. "Je suis déterminée à mettre fin aux inégalités territoriales et à offrir à tous les Français la possibilité de se faire soigner près de chez eux au tarif de la Sécu". AP
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