PARIS (AFP) - Un nouveau laboratoire de l’Institut Curie dédié à la recherche sur la biologie du développement de l’embryon et du cancer a été inauguré lundi, en présence de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse.

Une centaine de biologistes, bio-informaticiens, mathématiciens et ingénieurs se pencheront sur les gènes du développement et l’étude de construction d’un embryon en recherchant les points communs existant avec la formation d’une tumeur pour comprendre comment la machine se dérègle et mettre au point des thérapies innovantes.

Le laboratoire, qui a nécessité 26 millions d’euros d’investissements, est situé dans le Ve arrondissement de Paris, à côte de l’hôpital de l’institut Curie, qui reçoit plus 6.500 malades par an, et des autres unités cet institut spécialiste du cancer.

Dans les années qui viennent, la possibilité de prédire l’évolution d’une tumeur cancéreuse changera complètement la prise en charge des malades, a relevé avant l’inauguration le Pr Pierre Bey, cancérologue et directeur l’hôpital, à propos des cancers de la prostate.

“Il faut revenir aux fondamentaux de la biologie pour mieux comprendre le cancer”, a souligné pour sa part Paul Nurse, prix Nobel de médecine 2001 et président du conseil scientifique de l’Institut Curie.

La nouvelle unité “biologie du développement et cancer” est dirigée par le Pr Spyros Artavanis-Tsakonas, qui a souligné la difficulté de recruter en France de jeunes talents venus de l’étranger, car “le problème des salaires des jeunes chercheurs est un gros problème en France”.